Il n’y a pas eu de miracle à Yanbu. Pas d’embuscade de dernière minute. Pas de drame du dernier jour.
La dernière étape du Rallye Dakar 2026 s’est déroulée exactement comme la catégorie automobile s’y attendait : une formalité tendue, soigneusement gérée par un homme qui comprend que le Dakar est jamais gagné le dernier jour — seulement perdu.
Et une fois de plus, Nasser Al-Attiyah a été impeccable.
Un Champion Qui Sait Quand Ne Pas Attaquer
Avec un peu plus de 100 kilomètres chronométrés restants et un coussin de plus de quinze minutes, Al-Attiyah avait un objectif : terminer.
Il a exactement fait cela.
Il y a eu des moments de tension — une légère erreur de navigation, quelques détours inattendus qui ont brièvement illuminé les écrans de suivi — mais jamais de panique. Le Qatari est resté calme, méthodique et pleinement en contrôle.
Le résultat est désormais gravé dans l’histoire du Dakar :
- Sixième victoire au Rallye Dakar
- Première victoire au classement général pour Dacia
- Un exploit réalisé par seulement très peu
Al-Attiyah n’avait pas besoin de dominer la dernière étape. Il devait la comprendre — et il l’a fait.
Quatre fabricants, une signature
Cette victoire place Al-Attiyah dans une compagnie véritablement élite.
Au-delà de la chasse à Stéphane Peterhansel et ses huit victoires au Dakar, Al-Attiyah a maintenant égalé un record longtemps considéré comme intouchable, précédemment détenu par Carlos Sainz :
👉 Gagner le Rallye Dakar avec quatre fabricants différents.
- Volkswagen
- Mini
- Toyota
- Dacia
Quatre marques.
Un pilote.
Une signature indéniable sur le sable.
Une dernière étape tranquille — Parce que l’épopée était déjà écrite
La dernière spéciale n’a offert aucun moment légendaire car ces moments s’étaient déjà produits.
Le Dakar 2026 a été décidé plus tôt — lorsque Al-Attiyah a choisi le calcul plutôt que l’agression, la patience plutôt que le spectacle. Pendant que d’autres attaquaient, il gérait. Pendant que ses rivaux étaient éliminés par des erreurs, il est resté exactement là où le Dakar vous récompense le plus : en tête.
Le coup décisif est venu lors de la dixième étape, le retour marathon. À partir de ce moment-là, le rallye est devenu une leçon de contrôle.
Ce n’était pas Al-Attiyah dans sa forme la plus explosive.
C’était Al-Attiyah dans sa forme la plus dangereuse.
L’ascension rapide de Dacia
Pour Dacia, l’accomplissement est extraordinaire.
- Deuxième année au Dakar
- Première victoire au général
Un projet jeune et ambitieux qui a trouvé en Al-Attiyah plus qu’un simple pilote — il a trouvé la certitude. La précision. Le leadership. L’expérience.
Un partenariat qui a porté ses fruits immédiatement.
Roma s’approche, Sainz endure
Le plus grand espoir de l’Espagne reposait sur Nani Roma.
Commencer la dernière étape avec foi — et obligation — Roma a poussé partout où il le pouvait, grattant des secondes et refusant d’abandonner l’idée de l’impossible. Mais les miracles sont rares à Dakar.
Roma a terminé deuxième au général, 9’42’’ derrière le vainqueur — un résultat superbe qui le ramène sur le podium de Dakar dans une édition éprouvante. Il n’a pas remporté le Touareg, mais a une fois de plus prouvé que quand Dakar devient brutal, il est toujours présent.
Plus loin, Carlos Sainz a abordé le dernier jour avec un seul objectif : terminer. Après cette erreur de navigation plus tôt dans le rallye qui a mis fin à ses espoirs de victoire, le pilote madrilène a roulé prudemment pour sécuriser la cinquième place — un résultat qui ne reflète pas sa vitesse, mais qui reflète absolument sa résilience.
Dakar ne récompense pas toujours les plus rapides.
Il ne pardonne presque jamais une seule mauvaise journée.








