Le chagrin de Hyundai : Oliver Solberg choisit Toyota plutôt que de revenir en WRC
Dans un retournement de situation choquant qui a fait des vagues dans la communauté du Championnat du Monde des Rallyes (WRC), Oliver Solberg a refusé une offre alléchante de Hyundai pour rester avec Toyota pour la saison 2026. Cette décision marque un moment significatif pour le pilote suédois de 24 ans, qui a impressionné les fans et les critiques par son talent exceptionnel et ses performances prometteuses.
La quête de Hyundai pour Solberg intervient suite au départ d’Ott Tänak du WRC, un mouvement qui a laissé l’équipe en quête d’un remplaçant fiable. Dans une tentative de retrouver son avantage compétitif, le constructeur automobile s’est tourné vers Solberg, espérant le convaincre de revenir aux commandes de l’i20 N Rally1. Cependant, l’attrait de Toyota s’est avéré trop fort, Solberg ayant déjà engagé son avenir avec le géant japonais, ayant connu un succès remarquable en 2025 avec un titre WRC2 au volant d’une Toyota GR Yaris Rally2 gérée par Printsport.
La nouvelle que Solberg avait choisi de rester avec Toyota a été confirmée juste un jour après son annonce officielle en tant que pilote pour la saison 2026, une décision qui a suscité des discussions parmi les passionnés de rallye. Sa victoire unique au Rallye d’Estonie dans une voiture Rally1 a démontré son potentiel, faisant de lui une valeur sûre dans le monde de la course. Malgré l’intérêt de Hyundai, la loyauté de Solberg envers Toyota reste inébranlable.
Le directeur technique de Hyundai, François-Xavier Demaison, a développé la stratégie de l’équipe pour la saison à venir, en soulignant la nécessité de l’expérience plutôt que de la jeunesse alors qu’ils naviguent dans la dernière année des règlements Rally1. “Ce jeune pilote, il lui faut du temps dans la voiture, et du temps sur tous les types de surfaces. On ne peut pas juste dire : ‘Ah, oui, tu vas conduire sur notre base permanente, et tu seras prêt pour tout’. Ce n’est pas vrai,” a-t-il déclaré. L’équipe a décidé de s’appuyer sur des pilotes expérimentés comme Dani Sordo, Esapekka Lappi et Hayden Paddon pour partager la troisième voiture aux côtés des vétérans Thierry Neuville et Adrien Fourmaux.
Demaison a admis candidement, “Si nous avions pu avoir Oliver, cela aurait certainement été une autre histoire,” reconnaissant l’opportunité manquée de ramener Solberg dans le giron. La décision n’a pas été prise à la légère ; Hyundai a dû peser les avantages d’engager un nouveau talent contre l’urgence de disposer de pilotes capables d’être opérationnels immédiatement.
Solberg, réfléchissant aux discussions, a déclaré : “On peut voir quelle a été ma réponse… Le plan était Toyota, l’avenir était Toyota et c’était mon rêve, c’était l’objectif. Donc c’est à cela que je me suis tenu.” Son enthousiasme est palpable alors qu’il embrasse son rôle chez Toyota, déclarant : “Je me sens calme, je me sens heureux. Je vis un peu dans le neuvième ciel. C’est un rêve devenu réalité.”
Alors que la saison WRC 2026 approche, les enjeux n’ont jamais été aussi élevés pour Hyundai et Solberg. Le pari de Hyundai sur l’expérience pourrait porter ses fruits, mais ils garderont sans aucun doute un œil attentif sur les progrès de Solberg avec Toyota. Le monde du rallye regardera avec impatience alors que ces deux puissances s’affronteront sur les pistes, chacune déterminée à laisser sa marque.








